Actualisé le 18.02.2008
Cyril Leuthy
Réalisateur / Long métrage / France
Langues parlées : Français, Anglais
"LA NUIT S'ACHEVE" - Documentaire de création
Un road movie à trois en Algérie tout d'abord. Mon père y est né, c'est la première fois qu'il y retourne depuis 1956. Nicolas est en quête d'une partie de sa famille qu'il espère trouver. Et moi, qui me retrouve au centre. Je vis avec Nicolas, mon père l'ignore. Il y a cette petite histoire faite de silence, d'attente mais d'échanges aussi, soudainement. Et il y a l'Algérie, celle d'aujourd'hui et celle d'hier que je vais chercher à raconter à travers l'histoire du village de mon père.
Cyril Leuthy est né en 1976 en Lorraine. Il suit des études de cinéma à Nantes puis à Paris avant d'intégrer la
section montage de la Fémis en 1998. En parallèle, il tourne deux films qu'il termine en 2002 : "Le souffle court", un
moyen métrage de 55 min. (sélectionné au FIPA 2003) et "La maison d'Algérie", un documentaire de 50 min.
(Documentaires sur grand Ecran, à Paris, festival de Lussas 2002, Rencontres Cinématographiques de Béjaia 2004
en Kabylie.).
Depuis 2002, Cyril travaille comme monteur sur des fictions et des documentaires (Mods de Serge Bozon, Etoile violette
d'Axelle Ropert, des films sur la musique, d'opéra.). En 2006, il commence le tournage de "La nuit s'achève".
Ce film est né de deux envies et d'un refus.
Une forte envie de fiction dans son approche "classique", basée sur une histoire,
sur l'émotion, sur des personnages. Un cinéma de la transparence en
somme.
Mais un refus de deux des principaux moteurs de cette transparence : les dialogues
et les comédiens.
Une sorte d'impasse. qui a trouvé une résolution grâce à une seconde envie
reposant sur une prise de risque personnelle à l'intérieur d'un film.
Cette envie peut prendre la forme d'une question : comment mettre en scène sa propre vie ?
Faire de moi un personnage et l'interpréter s'est avéré être la réponse. Je pouvais à la fois maîtriser une histoire, et me
retrouver face à un personnage en évitant l'intermédiaire du comédien. On parle d'"autofiction" parfois, faute d'autre terme.
Ce qui m'a intéressé par la suite, c'est, à l'intérieur d'une démarche documentaire, faire se rencontrer ce personnage plutôt
fictionnel et le réel, celui qui l'entoure et celui qu'il ne connaît pas.
Encore fallait-il raconter une histoire, une vraie, qui dépasse, qui aille au-delà de ce point de départ et de ces envies purement
conceptuelles, qui les fasse oublier même.
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