Actualisé le 15.02.2008
Eric Quéméré
Réalisateur / Long métrage / France
Langues parlées : Français, Anglais
"KENAVO MY LOVE" - Long métrage fiction
Une petite station balnéaire de Bretagne. Perdue sous les pins, s'élève la pension de famille Ker Maria, établissement qui offre peu de chambres, mais garantit une "authenticité océane" fort prisée des touristes. C'est dans ce cadre idyllique que s'installent les vacanciers du mois d'août : des Parisiens et leur insupportable fille, deux enseignants toulousains accompagnés de leur fils et de son meilleur ami, ainsi qu'un couple de retraités allemands. Au fil des jours, chacun se consacre à ses occupations favorites : voile, bronzage, musées, intrigues amoureuses... Bref, tout va pour le mieux dans la meilleure des pensions, à un détail près : la véritable identité des hôteliers. Car non seulement ces "Bretons typiques" ne le sont absolument pas, mais cette "famille en or" n'a en fait rien de traditionnel.
" J'ai vécu en Bretagne jusqu'à l'âge de vingt ans. Depuis, à chaque fois que j'y retourne,
je m'aperçois que
pleins d'endroits ont changé. Ici, un fast-food stylise des Bretons pour faire sa pub.
Là, un café rustique se transforme
en bar à pêcheurs, alors qu'il est toujours à la même place, à quinze kilomètres de la mer !
Etrangement, ces
lieux auparavant vraiment authentiques jouent de plus en plus le côté carte postale, en
vendant une authenticité
complètement fabriquée. C'est cette idée que j'ai développée dans mon scénario ". [...]
Kenavo my love, par Véronique Le Bris, article paru dans le magazine Bretons.
[...] Dans Kenavo my love, Eric Quéméré retrace l'histoire de jeunes
Parisiens qui montent une pension de famille plus bretonne que nature - " une sorte de pavillon breton qui ne détonnerait pas
à Disneyland " précise-t-il - et qui se font rattraper par leur jeu de dupes. " En extrapolant ce décalage entre la réalité et la
fabrication de l'authentique, on en vient à se poser des questions similaires sur notre propre identité : amoureuse, familiale,
sociale ", affirme-t-il. Alors, quelles compromissions est-on capable d'accepter avant de se perdre ?
Si les interrogations semblent bien profondes, le ton de son script est, à l'inverse, celui d'une comédie. Subtile, mais franchement
amusante. " Je suis persuadé qu'on peut faire en France des films grand public avec du sens ", avance ce fan de
Jacques Demy et de Billy Wilder. Ce qui est sûr, c'est que lui n'a pas usurpé sa connaissance de la Bretagne. Il a même tenu
à prendre des cours à la Mission Bretonne de Paris, pour que certains de ses dialogues sonnent plus justes.
Natif de Quimper, Eric Quéméré part étudier les lettres à Brest puis à Rennes, avant de rejoindre Paris. Passé par l'ESEC (Ecole
Supérieure d'Etudes Cinématographiques), puis par le Conservatoire Européen d'Ecriture Audiovisuelle, il a déjà réalisé deux
courts métrages, Ouuuh ! et Aux Ponchettes, et a pratiqué la critique de films dans les magazines Zurban et Synopsis. Avant
d'écrire Kenavo my love, sélectionné en résidence d'écriture au Céci-Moulin d'Andé. Reste à persuader les producteurs de
s'engager fermement sur un projet auquel certains acteurs se disent déjà très attachés.
Kenavo my love, par Véronique Le Bris, article paru dans le magazine Bretons.
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